vendredi, mai 24, 2013

Important: Exciting changes to your Flickr account



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The Flickr You Love
Just Got Better.
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Whenevr: Upload once, send to any device, any screen, any friend and any follower.
 
Spectaculr: All of your photos saved in their full resolution and original quality, beautifully displayed.
 
Hi borderie.33000,

Amazing things are happening at Flickr. We've made a lot of important upgrades to your service that we wanted you to know about.
We hope you like all the changes we've made to Flickr.

Thank you for sharing your amazing photos with us! Flickr


Yahoo  
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RefID: lp-1039402

lundi, juin 20, 2005

Data moving from Canada to U.S. very soon!

The Flickr team has up and moved this week to Californ-i-a and has
been singing Beach Boys songs non-stop since arrival. And you're
moving too!

We're moving each and every pixel, bit, and byte, all your data, lock,
stock, and barrel, from our humble server shack in Canada to our new
server palace in the U.S. of A!

This process will begin during the week of June 28 and will result in
speediness, stableness, and happiness. For more information, please
visit the FAQ about the data center move.
http://www.flickr.com/help.gne#94

Thank you, Flickreebies, for making Flickr such a wonderful place to
share, connect, and befriend. We love you! (In an entirely non-creepy
way.)

- The Flickroobies

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RefID: lp-11319653

mardi, mars 15, 2005

Itinéraire



Titulaire d’un D.E.A. de sociologie de ParisVIII/Vincennes où il fréquente les enseignements de François Chatelet, Michel Foucault, Jacques Lacan, Raymonde Moulin…, Henri-Michel Borderie, 58 ans, est agrégé d’arts plastiques.

Ex-conseiller au ministère de la culture pour le théâtre, le mécénat et les arts plastiques (DRAC Limousin 1995-1999…),
il est aujourd’hui chargé de cours à l’université Bordeaux III et enseigne la culture contemporaine à l’ Ecole nationale d’art de Limoges -Aubusson.
Commissaire de manifestations artistiques ayant pour cadre le patrimoine historique, organisateur de colloques, il est lui-même artiste.

lundi, juin 21, 2004

M-H TRONIC à Melle ( Deux-Sèvres)

Communiqué de presse




En 1990, Henri-Michel Borderie conçoit pour l'église Saint-Hilaire de Melle, trésor de l'architecture romane des Deux-Sèvres, le MH Tronic - diffuseur de musiques sacrées et rituelles du monde entier (1).
Aujourd'hui, le dispositif revient, dans sa forme initiale mais avec une nouvelle programmation signée par son créateur.


La commune, propriétaire de l'église et des parties techniques du diffuseur, entièrement financées par ses soins - ainsi que le clergé affectataire du lieu - entourent le MH Tronic de leur dilection.


Lointainement inspiré de la technologie des juke-box de la deuxième moitié du 20ème siècle - dont il conserve le système (invisible) de préhension des CD et la console de sélection avec son monnayeur (2) -
le MH Tronic est d' abord une invitation à vivre un moment singulier dans un lieu à l' unisson.


 A l' opposé des fonds sonores formatés qui passent en boucle dans les restaurants, les ascenseurs ou les églises (!), le visiteur est pour une fois l'acteur de l' environnement musical qui l' enveloppe, partageant cultures et tolérances au delà de ses seules convictions.


Près de 100 propositions convoquent des musiques, des plus anciennes aux plus contemporaines, des plus simples aux plus savantes. Autant de haltes imprévues dans l' espace et dans le temps.


Mais le MH Tronic ne se réduit ni à une machine, ni à une démonstration d' oecuménisme musical. Par sa seule présence, il pose in situ la question du silence, du vide et du manque dans un monde toujours plus saturé de sons, d' images et d'objets (3).


Loin de sortir d' un meuble, la musique est spatialisée selon un système aux sources indécelables qui sourd de la pierre et épouse l' acoustique réverbérante du lieu. C'est pourquoi, au delà de la simple illustration de telle ou telle culture musicale, la programmation a d'abord été faite pour générer de multiples résonances, physiques et mentales.


Il s' agit certes d' enregistrements - donc d'un reflet, d' un écho - contrairement à la musique jouée in vivo par un orgue (4), un carillon ou des choeurs. Mais cette machine à entendre (5) présente l' avantage d' inviter chacun à signer sa propre écoute  et à partager simultanément son expérience du sensible dans un lieu public qui est aussi un lieu de culte


L' intuition qui, en 1990, a donné naissance à cette idée est confirmée par son fonctionnement. Le MH Tronic fait désormais partie du paysage mellois. Et son usage, très ritualisé, le classe de facto dans les pratiques nouvelles du patrimoine.    


Oeuvre vivante et ouverte, le MH Tronic pourrait bien dégager une quantité d' espace supérieure à la somme de ses constituants physiques.
Ses possibilités de programmation sont infinies.
Il n' est pas conçu pour un public, il crée son public.


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1/ dans le cadre de l' Eté roman : première opération
contemporaine commanditée en 1990 par la ville de Melle pour ses
trois église romanes et confiée à la direction artistique du
créateur du MH Tronic..


2/ une sélection: un euro / trois sélections: deux euros.


3/ "Quand on écoute de la musique de Mozart, le silence qui suit c'est toujours du Mozart" (Frédéric Chopin). C'est pourquoi,  le MH Tronic accueille bien
évidemment la célèbre proposition des 4 minutes 33 de silence
(1952) de John Cage, grand-père spirituel du détecteur d' ange
de Jakob Gautel et Jason Karaindros  - si justement accueilli à
Saint-Hilaire en 2003.   


4/ suite logique pourl' artiste d'un MH Tronic de  deuxième génération


5/ Peter Szendi: Écoute, une histoire de nos oreilles, Editions de Minuit. 2001


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Carton d' invitation


Pierre Poupin, Maire de Melle,
Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes,
Jacques Lefebvre, Curé de la paroisse Saint-Hilaire,



vous prient de bien vouloir honorer de votre présence le retour du MH Tronic - musiques sacrées et rituelles du monde entier,
créé en 1990 par Henri-Michel Borderie.


le lundi 21 juin 2004 à 20h
Église Saint-Hilaire de Melle


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Articles de presse (sélection)




Articles de presse anciens concernant la première installation du MH Tronic en 1990


Le Monde, samedi 4 août 1990, Les alchimistes de la pierre, Bénédicte Mathieu

La vie n°2342, 19 juillet 1990, Une cure de beauté, éditorial Jean-Claude Petit


l'actualité du Poitou Charentes n°49 , 2000, Sacré Juke-Box


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Réalisations personnelles (sélection)




Henri-Michel Borderie
né en 1946
vit et travaille à Bordeaux
enseigne à L'Ecole nationale d'art de Limoges-Aubusson
et à l'université Bordeaux 3  

                                       
1983
#Emplacements réservés à la poésie
Action et supports d'expressions populaires pour la première fête nationale de la poésie.
A Bordeaux et dans les cinq départements de la région aquitaine. Juin.

1985
#Techno-sculpture1
Sculpture à base de diodes électroniques luminescentes. Dans le cadre de l'exposition multimédia Suite Vénitienne pour 3000 stars et médias de rêve organisée par l'intéressé. Bordeaux, direction régionale des télécoms. Juillet.

1990
#MH Tronic - diffuseur de musiques sacrées et rituelles du monde entier.
Installation sonore permanente pour Eglise romane Saint Hilaire, commune de Melle (Deux Sèvres). Dans le cadre de l'été roman: promenades contemporaines. Exposition organisée par l'intéressé. Juillet.

1992
#La trace du feu
Installation permanente dans un appartement bordelais
Coll.part.

1993
#Le pré au clair
Installation lumineuse nocturne pour le parc du Château Lagnet à Doulezon (Gironde).  
24-25 septembre.

#Notes pour la musique des anges + l'Omphalos (techno-Sculpture 2)
Installation lumineuse nocturne pour le domaine de Sybirol près l'observatoire astronomique de Floirac (Gironde). 30 décembre 1993-4 janvier1994

1994
#Le jardin des délices
Installation lumineuse nocturne pour le Jardin Public de bordeaux.
2 mai-3juillet.

#Carillon pour l' Omphalos
Installation lumineuse pour la salle des cuves du château Lagnet à Doulezon (Gironde)
27 juin-1er juillet.

vendredi, décembre 12, 2003

"L'artiste entrepreneur"

Limoges, Jeudi 11 et vendredi 12 décembre 2003


Ecole nationale supérieure d'art de Limoges
(en coproduction avec le centre d'art de Meymac,
en prolongement de l'exposition "Ma petite entreprise"
organisée par ce dernier du 7 sept au 14 dec 2003)




Présentation
Après l’artiste en travailleur, le temps semble être venu de l’artiste entrepreneur. Ne serait-ce
que pour bâtir le financement de ses projets ou à cause de leur complexité et de leur technicité qui l’amènent à collaborer avec des professionnels du monde de l’entreprise, l’artiste doit de plus en plus agir en manager.
Approfondissant cette évolution, un nombre croissant d’artistes présentent leur travail sous le couvert d’une entreprise, la leur, dont ils exhibent l’enseigne. Cette enseigne ou ce label n’est pas un simulacre, même si la dimension fictionnelle reste importante dans nombre de ces démarches. C’est une raison sociale dans tous les sens du terme. C’est-à-dire que ces propositions ont également une visée sociale qui ne concerne pas uniquement l’art et les artistes.


Cette direction est-elle indispensable ou conjoncturelle ? Que signifie-t-elle de la place des artistes, de leur manière d’être et d’agir ? Que dit-elle sur l’art, sa nature, son domaine, ses formes et son devenir ?
Autant de questions auxquelles les débats tenteront de répondre.



Jeudi 11 décembre 2003
Amphithéâtre de l’Ensa



10h00
Introductions


Olivier Lerch
Directeur de l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges-Aubusson
Jean-Paul Blanchet
Président du Centre d’art contemporain de Meymac



10h30 – 12h
L’entreprise comme modèle et/ou comme cible
Les artistes, depuis les années 70, travaillent à construire un autre rapport au monde, plus inséré, confortant la démarche artistique comme principe de saisie et de dévoilement du réel. L’artiste entrepreneur qui feint d’emprunter au modèle libéral, amplifie ce mouvement. Quels sont ses objectifs ? S’agit-il d’une stratégie d’insertion dont le but est d’obtenir une reconnaissance accrue ou procède-t-il par contamination dans un but d’infiltration et de mise en crise du système ?


Intervenants : Ami Barak (critique d’art, commissaire d’exposition) (sous réserve), Iain Baxter (artiste), Pascal Beausse (critique d’art), Christophe Domino, (critique d’art)
Modérateur : Guy Tortosa (directeur du centre national d’art et du paysage, Vassivière)



DEJEUNER



14h – 15h30
L’artiste entrepreneur et le monde de l’entreprise : miroir ou échange ?
L’autonomie de l’art est-elle une notion dépassée ?
Lorsqu’ils se saisissent de l’entreprise, les artistes se préoccupent de plus en plus d’ancrer leurs travaux dans l’épaisseur du quotidien, de questionner le social, l’économique, le politique… Quel(s) sens peut-on donner à ces démarches ? S’agit-il principalement de construire (classiquement) une relation en miroir ? D’une réflexion sur le fonctionnement et l’organisation du champ artistique ? D’établir une relation différente avec les hors champs, en particulier avec le monde de l’entreprise ?
Du fait de ses relations multiples qu’il tisse avec le monde social et économique, l’artiste peut-il continuer de penser qu’il opère à partir d’un champ autonome ? Quel peut être le degré de cette autonomie ?

Intervenants : Guillaume Désanges ( critique d’art), Guy Tortosa (directeur du centre national d’art et du paysage, Vassivière), Stephen Wright (philosophe et critique d’art)
Modérateur : Yvon Lamy (directeur du département de sociologie de l’université de Limoges, yvon.lamy@unilim.fr)



16h – 17h30
L’artiste en entrepreneur, l’émergence d’une nouvelle utopie ?
Ces propositions reproduisent le modèle entreprenarial. Qu’elles concrétisent un dispositif de production et de service, ou qu’elles soient essentiellement fictionnelles, elles comprennent pour nombre d’entre elles une large part d’utopie qui, sous forme de contre modèles, expérimentent des modes de collaboration et de vie. Cette posture de l’artiste entrepreneur annonce-t-elle, pour les arts plastiques, mais également pour l’ensemble de la société, de nouvelles formes d’être et d’agir ?


Intervenants : Nicolas Bourriaud (critique d’art, co-directeur du Palais de Tokyo) (sous réserve), Jean-Charles Massera (écrivain, critique d’art, Elisabeth Wetterwald (critique d’art)
Pierre-Michel Menger, auteur du "Portrait de l'artiste en travailleur" (en
direct par liaison webcam, sous réserve)
Stéphane Sauzedde, chercheur, thèse " L'artiste entrepreneur"

Modérateur : Pascal Beausse (critique d’art)



Vendredi 12 décembre 2003
Amphithéâtre de l’Ensa


10h30 – 12h
Quelles nouvelles formes pour l’art ?
La mise en avant du concept d’entreprise confirme et approfondit les évolutions qui se sont produites dans le champ de l’art et qui ont été renforcées par celles des modes et des supports de communication et le développement de transversalités. Il en résulte des stratégies d’insertion ou d’infiltration qui questionnent la forme et le statut des prestations. Elles influencent les modes de production (individuels ou collectifs), la nature des prestations et les modes de diffusion dans le champ des arts plastiques avec des conséquences sur le rôle et la place des différents acteurs.
Dans ce contexte, les propositions des artistes évoluent-t-elles inévitablement de la production d’objets à des prestations de services ? Remettent-elles en cause la démarche solitaire de l’artiste au profit de réflexions collectives voire pluridisciplinaires ?


Intervenants : Philippe Mairesse (artiste, Accès Local), Yvon Nouzille (représentant, galerie Le Sous-Sol, Paris, David Perreau (critique d’art), Véronique Goudinoux, écrivain, critique d'art

Modérateur : Stephen Wright (philosophe et critique d’art), Stéphane Sauzedde



DEJEUNER



14h – 15h30
L’entrepreneur, l’ébauche d’une réponse aux problèmes économiques,
sociaux, statutaires de l’artiste aujourd’hui ?
L’artiste entrepreneur, que celui-ci expérimente ou simule, interroge le statut et le rôle de l’artiste.
Cette posture fournit-elle des réponses aux attentes que les artistes ont aujourd’hui par rapport à leur position dans la société, au financement et la diffusion de leurs projets. En résumé, est-ce une direction à suivre ?


Intervenants : Paul Ardenne (historien de l’art), Patrice Joly (rédacteur en chef des revues 02 & 01), Frédéric Latherrade (artiste et www.buy-sellf.com ), Sylvain Soussan (Soussan Ltd)
Modérateur : (en attente)



16h
Synthèses


Henri-Michel Borderie
Enseignant de culture contemporaine à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges-Aubusson
Olivier Lerch
Directeur de l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges-Aubusson



Le programme est susceptible d’être modifié, tant dans les horaires que dans les intervenants invités



Inscription au colloque des 11 et 12 décembre 2003
L’inscription est obligatoire. A détacher et retourner avant le 9 décembre 2003
A l’Abbaye Saint-André, Centre d’art contemporain, 19250 Meymac





FICHE D'INSCRIPTION A IMPRIMER , REMPLIR ET ENVOYER PAR LA POSTE [>]



STAND-LIBRAIRIE : "Page et Plume" Limoges (achat des ouvrages présentés par chèque uniquement)


Renseignements Sncf 08 92 35 3535
Aller Paris Austerlitz –Limoges 7 h 03 – 9 h 54
Retour Limoges-Paris Austerlitz 20 h 08 – 23 h 09


Renseignements hôtel
Office de Tourisme de Limoges
05 55 34 46 87
info@tourismelimoges.com


Taxis Limoges
05 55 38 38 38


L’inscription est définitive. Aucun remboursement n’est prévu en cas d’annulation.
Les inscriptions sont gérées par ordre d’arrivée dans la mesure des capacités d’accueil de
l’amphithéâtre de l’Ensa.





Abbaye Saint-André
Centre d’art contemporain
19250 Meymac
05 55 95 23 30
cacmeymac@free.fr


Ensa
19 rue Martin Luther King
87000 Limoges
05 55 43 14 00
administration@enad.com


Communication Delphine Champagne : T EL: 05 55 95 23 30 / FAX: 05 55 95 69 95 / Mail cacmeymac@free.fr


Le colloque est réalisé grâce au soutien moral et financier du Centre d’art contemporain de Meymac,
de l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges, du Conseil régional du Limousin,
de l’entreprise Bernardaud de Limoges et de l’entreprise Bristol Meyer Squibb de Meymac.


Thèmes du colloque
Jean-Paul Blanchet, assisté de Solenn Morel
en concertation avec Olivier Lerch et Henri-Michel Borderie


Organisation
Caroline Bissière, assistée de Delphine Champagne et Solenn Morel


Archives sonores
Guillaume Bacon et Alexandre Martin


Etudiants Assistants (3ème année art)
Dae-Jin Choi
Pierre Doco
Antonin Pierre






NOUS ECRIRE






CITATIONS CHOISIES

"L'art c'est la production d'un rapport au monde à l'aide de signes, de formes ou de gestes ; il s'agit d'une économie dans laquelle l'artiste crée des relations entre des gens ou entre des choses, relations qui échappent aux circuits de communication institutionnels."
Nicolas Bourriaud

"Si, aujourd'hui, l'artiste constitue un modèle social, c'était le manager qui, pour Philippe Thomas, constituait un modèle artistique. Une photographie montre l'artiste, pince-sans-rire, assis dans un bureau dans l'agence. Une plante verte, d'une discrétion parfaite, ne dissimule pas entièrement une publicité pour " les ready-made appartiennent à tout le monde ®", qui sollicite le client avec une proposition alléchante:"histoire de l'art cherche personnage... n'attendez pas demain pour entrer dans l'histoire".
Stéphen Wright, Une fable post-fordiste : comment Philippe Thomas a sorti l'art du XXe siècle, revue Parachute n° 110 mai 2003








TRIBUNE

Ce changement symbolique sur le sous-entendu immatériel possible de l'oeuvre est accompagné de l'apparition d'un nouveau mot "production", comprenez ici, fond d'aide à la production. Ce nouveau vocabulaire offre aux artistes une aide à la fabrication des oeuvres, séparant ainsi la conception de la réalisation, ou la création de la production. Ainsi, ce nouveau terme remet en cause directement la définition des aides à la création, puisque actuellement, celles-ci intègrent la création et la production sous le même mot : celui de la création.
Allons-nous voir prochainement apparaître des aides à la création ne prenant en charge que le temps nécessaire à la conception d'une oeuvre ?
Et comment ne pas s'interroger sur les raisons de cette aide et plus symboliquement sur l'analogie du terme économique et industriel de ce mot ?
Cette nouvelle terminologie " production " suggère que les artistes contemporains n'ont pas les moyens de produire leurs oeuvres, ou bien que les nouvelles oeuvres à caractère multiple et reproductif nécessitent une forme d'édition, de production.
Ce constat est le résultat de plusieurs facteurs, une des raisons peut être un défaut sous-jacent de l'aide à la création (pour obtenir 10, il faut demander 20) et plus l¹¦uvre est chère, plus elle justifie la demande. Une seconde raison peut être la quasi nécessité pour les artistes voulant être présent sur la scène des centres et musées d'art contemporain, de réaliser des oeuvres de grandes envergures, à caractère monumental, ce qui favorise l'augmentation du coût de fabrication des oeuvres produites.
Enfin, elle provient aussi directement de la modification des pratiques et techniques de création, celles-ci sont de plus en plus onéreuses ; la photo, la vidéo, le multimédia sont en lien direct avec l'industrie et ses coûts.
Fort est de constater qu'il existe déjà une aide se rapprochant de ce principe, c'est l'aide à l'édition. Il faut souligner que celle-ci est attribuée au demandeur, qui souvent n'est pas l'artiste et que celui-ci doit avoir obligatoirement un éditeur pour obtenir cette aide, il ne peut la réclamer seul. Celle-ci est allouée à l'éditeur ou au diffuseur, entendez, une société de diffusion.
Nous pouvons saisir ici tout l'enjeu du mot "Production" qui pourrait déplacer l'aide du concepteur de l'oeuvre vers le diffuseur de l'oeuvre.

Tout se passe dans un fantasme, ainsi on peut retrouver un membre du "Copyleft" défenseur de l'art libre tel que Philippe Mairesse "représentant de ce mouvement lors du CIPAC" avec pour référence le développement des logiciels du type Linux et son discours communautaire à la tête d'une entreprise (SARL) Accès Local, et parallèlement chef d'une agence de photo Grore Images (d'images trouvées). On peut aussi découvrir son bilan d'activité (référence directe à l'entreprise), titre de l'article de la revue +33 01 Manager-artiste, Artiste-manager : du rapport de l'art et l'économie (ne cherchez pas de chiffres).
Il en est de même pour Xavier Fourt et Léonore Bonaccini qui ont choisi comme nom de collectif "bureaux d'études" et ont créé récemment un site Internet nommé "syndicat potentiel". Le groupe se définit comme rebelle, indépendant et alternatif, en opposition, je cite : "contre le pouvoir économique et bureaucratique" tout en annonçant fièrement 90 000 francs de subvention cette année, chiffre très éloigné du profit d'une entreprise.
Dans un registre pratiquement similaire, on peut entendre parler de cryptage des données, données accessibles aux personnes autorisées par l'artiste Paul Devautour. Ces propos sont directement empruntés au langage des entreprises du réseau de communication Internet, qui s'inquiètent de leurs clients et de la sécurité des informations transmises pendant leurs transactions financières, ou à propos de la protection contre l'espionnage industriel.
Enfin, les artistes eux-mêmes sont les acteurs de cette nouvelle tendance économique libérale tournée vers la production des multiples et l'entreprise capitaliste par la multitude des mots empruntés à son domaine.
Comme l'a souligné Robert Fleck, l'avant-gardisme des artistes tiendrait aussi à leur position avancée socialement, cristallisée lors de ce congrès par l'artiste entrepreneur Fabrice Hybert. Ici, la tendance au discours est anglophone, mixée avec des terminologies appartenant à l'entreprise, qu'illustre merveilleusement la société UR (Unlimited Responsibility), société à responsabilité illimitée crée par Fabrice Hybert. On peut aussi observer le même parallèle décrit plus haut avec l'industrie du cinéma. Les artistes les plus célèbres et les plus riches créent des sociétés de production d'oeuvres "pour produire" les artistes les moins riches, en échange d'une participation sur la vente des oeuvres de ceux qu'ils soutiennent. Par ce biais, les artistes riches deviennent les diffuseurs des autres artistes, rappelant ainsi les pratiques du cinéma.
Cependant, on est obligé de constater que cette relation parfois réelle, mais le plus souvent fictive à l'économie d'entreprise, ne produit pas de bilan comptable.

Xavier Cahen
www.caap.asso.fr/cipac/documents/motnouv.html





BIBLIOGRAPHIE


- Nicolas Bourriaud, Post-production, Documents sur l'art 2003
- Eve Chiapello, Artistes versus managers. Le management culturel face à la critique, Métailié 1998
- Eve Chiapello et Luc Boltanski, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard 1999
- Michel Foucault, Qu'est ce qu'un auteur ?, dans " Dits et écrits", Gallimard 1969
- Jean-Joseph Goux, Frivolité de la valeur. Essai sur l'immaginaire du capitalisme, Blusson 2001
- Pierre-Michel Menger , Portrait de l'artiste en travailleur, Seuil 2003
- Joseph Mouton, Sois artiste, Aubier 2001


- Création-créateur, revue Autrement 2000
- Feux pâles, catalogue d'exposition, capcMusée d'art contemporain de Bordeaux 1990
- Revue Parachute n° 110 mai 2003


IMAGES

Yann Toma, diagramme société West lumière 2001
Jun Yang, SM 77-80, Photomatons, 20 x 16 cm, courtesy Raum aktueller Kunst Martin Janda in Catalogue le printemps de Cahors 1999


LIENS


www.cipac.net
www.caap.asso.fr/cipac/documents/motnouv.html
www.buy-sellf.com
 
http://ouestlumiere.free.fr


Quelques artistes :

1- Artiste à l’activité entrepreuneuriale :

Maurizio Cattelan
Bill Viola
Wim Delvoye
Damien Hirst
Matthew Barney
Philippe Ramette

Andy Warhol
Nam June Paik
Christo et Jeanne Claude
Richard Serra

2- l’entreprise comme structure et symbole

Fabrice Hybert et UR
Atelier Van Lieshout
Svetlana Heger et Plemen Dejanov
Mathieu Laurette
WYsiWYg
Périphériques (archi)
Bureau d’études
General Idea

3- quelques artistes de l’Utopique et/ou du politique

Thomas Hirrschhorn
AaaCorp
Santiago Sierra
Minerva Cuervas
Gianni Motti
Jean luc Moulène (et ses Objets de grève)


Quelques expositions :

Le capital, CRAC de Sète, 1999 (commissaire : Nicolas Bourriaud)

Joint Venture, A.T Kearney, Neuilly, sept-oct 1999 (Beaux-Arts Magazine) (catalogue)

ZAC 99, Musée d’art moderne de la ville de Paris, octobre 1999 (catalogie)

Trans_actions ou les nouveaux commerces de l’art, Galerie Art & essai, U. Rennes II, mai-juin 2000

The 6th Carribean Biennal, Un projet de Maurizio Cattelan, Catalogue édité par les Presses du Réel, Dijon, 2001.

Black, Silver & Gold, galerie du Bellay, Mont-Saint-Aignan, novembre décembre 2001 (sur une proposition de Mathieu Mercier)

Ambiance Magasin, Centre d’art contemporain de Meymac, juillet-octobre 2001 (catalogue)


Sur les mutations récentes du capitalisme :

Boltanski Luc, et Chiapello Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, Nrf Essais, 1999.

Hardt Michel et Negri Antonio, Empire, Paris, Exils, 2000

Klein Naomi, No Logo, La tyrannie des marques, Actes Sud, Babel, 2002 (2000)

Menger Pierre-Michel, Portrait de l’artiste en travailleur, Métamorphose du capitalisme, Paris, Seuil, libre pensée, 2003

Moulier Boutang, Y. " La mutation de l'économie politique tout court ", in R. Koolhaas, S. Boeri, S. Kwinter, N. Tazi et H. U. Obrist, Mutations, Bordeaux, Arc en Rêve Centre d'Architecture, 2000, pp. 70-81

Moulier Boutang Y., "Richesse, propriété, liberté et revenu dans le 'capitalisme cognitif' ", in Multitudes, n° 5, Mai 2001, pp 17-36

Collectif, Où va le mouvement altermondialisation ?, … et autres questions pour comprendre son histoire, ses débats, ses stratégies, ses divergences, Paris, Editions la Découverte, 2003

Teulon Frédéric, La nouvelle économie mondiale, Paris, Puf, 2002.


Art contemporain et économie
Art Press spécial n°22, Ecosystem du monde de l’art, Pratiques, marché, mondialisation, Paris 2001.
Bellet Harry, Le marché de l’art s’écroule demain à 18h30, Paris, Nil Editions, 2001
Benhamou Françoise, L’économie de la culture, Paris, La découverte, 2000 (1996)
Benhamou F., Moureau N., Sagot-Duvauroux D., Les galeries d'art contemporain en France, portraits et enjeux dans un marché mondialisé, La Documentation Française, 2001.
Greffe HYPERLINK "http://images-eu.amazon.com/images/P/2717843507.08.LZZZZZZZ.jpg" Xavier, Arts et artistes au miroir de l'économie, Paris, Editions Economica, 2002.
Nathalie Heinich, Le triple jeu de l’art contemporain, Paris, Editions de Minuit, Paradoxe, 1998
Nicolas-Le Strat Pascal, Une sociologie du travail artistique, artistes et créativité diffuse, Paris, L'harmattan, Logiques Sociales, 1999
Nicolas-Le Strat Pascal, Mutation des activités artistiques et intellectuelles, Paris, L'harmattan, 2001.
Moulin Raymonde, L'Artiste, L'Institution et le Marché, Paris, Flammarion, Champs, 1997 (1992)
Moulin R., Le marché de l’art, Mondialisation et nouvelles technologies, Flammarion, Champs, 2003
Semin Didier, Le Peintre et son modèle déposé, édition du MAMCO Genève, 2001

Mouvements n°17, Les valeurs de l’art, entre marché et institutions, septembre/octobre 2001.

Parachute n°106, Economies, 04-05-06 2002. (8 articles)

Parachute n°110, Economies Bis, 04-05-06 2003 (6 articles)

Passages n°28, Profession : artiste, été 2000, Edition Pro Helvetia, Genève.

jeudi, mai 22, 2003

" Territoires sans racines ?"

" L'universel, c'est le local moins les murs "
Miguel Torga



Temps-fort de l'opération camping 2003, le colloque Territoires sans racines ? offre à l'Ecole nationale supérieure d'art de Limoges-Aubusson l'occasion de faire le point sur les enjeux théoriques et pratiques du nomadisme volontaire ou contraint. A l'heure où les images, les capitaux, les idées et les virus circulent librement dans le " village planétaire ", où le tourisme est devenu un des divertissements favoris des pays riches, les hommes - qu'ils soient sédentaires, migrants, réfugiés - sont chaque jour plus assujettis aux frontières, assignations et contrôles de tout ordre.
La guerre, la misère - créatrices d' espaces inhabitables - restent les plus grandes pourvoyeuses d'exil. Les mêmes fabricants de matériels de survie fournissent aussi bien les boutiques de vacanciers que les grandes organisations caritatives. Sur les planisphères, la représentation des flux électriques, téléphoniques et financiers font apparaître une autre géographie. L'Afrique : continent fantôme ? Tandis que les Tsiganes, fils de la route, sont interdits de stationnement.
Au même moment, des artistes, enfants du "non-lieu généralisé" et du "parc humain" , héritiers du land-art, de Robinson Crusoe, de la Beat Generation, des dérives situationnistes... épousent des utopies concrètes, bousculant les limites mentales du paysage artistique institué.
Dès lors, sans les confondre avec les étendues virtuelles générées par le numérique, comment penser ces territoires physiques sans adresse ?

Intervenants-conférenciers

1/Gilles LAPOUGE, écrivain et historien
"Utopies pirates et cités barbaresques"

Gilles Lapouge est journaliste, producteur à France Culture de l'émission "En étrange pays". Écrivain, il a reçu le prix Pierre 1er de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre. Son dernier ouvrage, "La Mission des frontières" (Albin Michel, 2002), a été salué unanimement par la critique. Gilles Lapouge a passé son enfance en Algérie, et a vécu trois ans à Sao Paulo au Brésil comme journaliste.




2/Michel GIROUD, critique d'art, performer, historien des avant-gardes
"De Charles FOURIER à ici, en passant par Robert FILLIOU..."

Depuis les années 1970, sous la forme de livres, de lectures, d'actions et d'interventions, de rencontres de cercles et revues, il réalise un vieux projet qu'il nomme en 1990 "Patata" (patatologie) ou"PTT" (Poésie totalement totale) où l'ensemble de ces activités s'articulent globalement dans une sphère en mouvement permanent. En 1991, il fonde la "Nomadique Université" et en mai 1997 le festival "Mille voix, 1000 voies" et l'encyclopedia de l'Eternal Network. Ecrivain d'essais, pneumaticien, peintre oral, coureur de vitesse de fond, tailleur de mots, il apparaît sous la forme d'El Coyote et de loup-garou comme chanteur archaïque du chant-cri. Gerwulf, fondateur et gardien de l'Imperium Angelicum Magnificum (IAM) est l'ancètre carolingien du Dauphinois Michel Giroud, historien et théoricien des avant-gardes, auteur d'essais sur Audiberti, Nougaro, Vostell, Haussmann, Gette, Filliou.



3/Jean-Michel Espitallier,poète-performer, directeur de la revue Java
"C'est où Bombay ?", Performance-poésie


"J'ai fait des études de lettres à Aix en Provence, à l'époque j'étais batteur dans des groupes de rock (la musique était au moins aussi importante que la littérature. Elle l'est restée). Arrivé à Paris en 1984, j'ai collaboré à quelques revues et fus un temps assez proche de Digraphe, dirigée par Jean Ristat que j'avais rencontré chez Gallimard, où je travaillais. Il a été l'un des premiers à me lire et à me publier. C'était très important pour moi. Puis d'autres revues, jusqu'à la création de Java au printemps 1989. Ensuite les choses se sont précisées : lectures publiques, projets plus ambitieux autour de la revue, premier livre publié chez Fourbis en 1995, puis Gasoil, chez Flammarion en janvier 2000, mon anthologie de la poésie contemporaine Pièces détachées chez Pocket, la même année, etc."



Modérateur du colloque :
Yvon lamy, Directeur du département de sociologie de l'université de Limoges.


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Date :
Jeudi 22 mai 2003, ENAD Limoges.

Lieu :
L'amphithéâtre de l'Enad de limoges
19 avenue Martin Luther King 87000 Limoges


Acces:
Arrêt de bus Vanteaux (20mn de la gare de limoges limoges).


Horaires:
10h-19h


Programme:

10h : Acceuil des participants et des intervenants par Olivier Lerch,
directeur de l'Ecole nationale d'art de Limoges-Aubusson

10h15 : Ouverture du colloque et présentation des intervenants par Henri-Michel Borderie,
enseignant de culture contemporaine à l'ENSA de Limoges-Aubusson

10h30 : Michel GIROUD "De Charles FOURIER à ici, en passant par Robert FILLIOU..."


11h15 : Pause

11h30 : Questions

12h30 : Pause déjeuner


14h30 : Jean-Michel Espitallier "C'est où Bombay ?" Performance-poésie


15h15 : Pause

15h45 : Gilles LAPOUGE "Utopies pirates et cités barbaresques"


16h30 : Table ronde : modérateur Yvon lamy,
Directeur du département de sociologie de l'université de Limoges.

17h15 : Pause


17h30 : Débat


18h30 : Cloture du colloque



Conditions :
L'entrée est libre dans la limite des places disponibles.



Le colloque s'inscrit dans l'opération camping 2003.
Il bénéficie du concours du Ministère de la culture et de la communication -DRAC Limousin et du Conseil régional du Limousin
Il est réalisé avec l'assistance des personnels enseignant, administratif et technique de l'école (Direction Olivier Lerch).

vendredi, janvier 25, 2002

" L'art et la sociologie sport de combat ? "



Si un sociologue se fait comprendre tout de suite, c'est qu'il ne fait que
répéter ce que tout le monde sait déjà. Ce n'est pas son rôle d'être le
perroquet du sens commun. Au contraire, il doit aider à s’en extirper

Loïc Wacquant, sociologue, boxeur amateur


A l'initiative de l'enad Limoge Aubusson et en partenariat avec le
Département de sociologie - Université de Limoges, se tiendra une journée
d'étude consacrée aux rapports entre l'art et la sociologie, le 25 janvier
2002, avec la projection du film La sociologie est un sport de combat de
Pierre Carles, le matin au Cinéma Les grands écrans, suivi de conférences
l’après-midi à l’enad site Limoges.rt et la socio sports de combat socio
Sports de combat
Le fil conducteur de cette rencontre est la notion de "sport de combat",
appliquée par Pierre Bourdieu à la sociologie et développée largement par le
film que Pierre Carles a consacré au célèbre sociologue français (l’auteur
de Pas vu, pas pris suit ici avec amour et humour Pierre Bourdieu ; il en
épouse avec respect la "pensée en mouvement" donnant
à voir le combat généralement invisible que mène le sociologue contre les
évidences dominantes).
Outre ceux du champ social, les combats de l'art, les combats pour l'art et
ceux à l'intérieur de l'art ont toujours été nombreux. Combats esthétiques,
économiques et même politiques…
La métaphore du sociologue serait-elle alors applicable à l'art lui-même ?
La sociologie de l'art est-elle une discipline qui génèrerait, par son
objet, des soubresauts spécifiques ?
La critique et les médias sont-ils des arbitres impartiaux ? La méthode
sociologique peut-elle être investie par les artistes, voire constituer le
matériau même de l'œuvre ?
C'est à ces questions que répondront Yvon Lamy, directeur du Département de
sociologiede la Faculté de lettres et des sciences humaines de Limoges;
Alain Quemin, auteur d'un brûlant rapport sur la situation de l'art français
à l'étranger; Matthieu Béra, décrypteur de la critique d'art et Fred Forest,
fondateur de l'art sociologique.

HMB


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Vendredi 25 janvier 2002; 9h-18h
Journée d'étude organisée par l'enad de Limoges-Aubusson en partenariat
avec le Département de sociologie, Faculté des lettres et sciences
humaines, Université de Limoges.


Coordonnateur : Henri-Michel Borderie
Modérateurs : Yvon Lamy et Henri-Michel Borderie


Matin
Cinéma Les Grands écrans
entrée libre dans la limite des places disponibles


9h15
Accueil des participants par Otto Teichert, directeur de l'enad
9h20
Introduction générale de la journée par Henri-Michel Borderie et Yvon Lamy
9h30 -11h 45
La sociologie est un sport de combat, projection du film de Pierre Carles


12h
Commentaires du film par Annie Gonzalez - productrice de l'ensemble des
réalisations de Pierre Carles et Joël Amaury - critique, directeur du
Groupement national des cinémas de recherche


Après-midi
enad site Limoges, amphithéâtre
14h
Les représentations de l'art et leurs simulacres : question au sociologue,
par YVON LAMY
14h45
Controverse autour de la sociologie de l'art : un sport sans règles? par
ALAIN QUEMIN
15h45
Quelles règles pour la critique d'art aujourd'hui ? par MATHIEU BERA
16h30
La sociologie comme matériau de l'art :trente ans de combat singulier avec
l'institution par FRED FOREST


17h
Débat.
Stand documentation librairie


Remerciements aux cinémas Grands Écrans - Société centrale d'exploitation
cinématographique, Limoges; à la librairie Page & Plume, Limoges, ainsi
qu'aux collaborateurs et aux personnes qui ont apporté leur contribution à
l'organisation de cette journée.


Renseignements
Coordonnateur de la journée d'études :
Henri-Michel Borderie, tel : 05 56 44 80 09, mel : borderie.hm AT wanadoo.fr
Recherche documentaire : Catherine Bossé, tél. 05 55 43 14 19
Cinéma Grands écrans place Denis Dussoubs, 87000 Limoges